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"Cela fait mal d’entendre le gémissement d’un palmier mourant lorsqu’il est empoisonné ou coupé", Maria Eunice, 70 ans, casse la noix de coco depuis l’âge de 7 ans dans la région sud du Maranhão. Le lien entre un broyeur de noix de coco et un palmier est intense, respectueux, complice. Les dates qui marquent la vie d’une femme marquent aussi celle du palmier. À 15 ans, les palmiers commencent à mettre les premières grappes et tous les neuf mois, ils complètent le cycle de reproduction. À travers les forêts, les femmes broyeuses de noix de coco se réaffirment comme des communautés ago-activistes traditionnelles. Une relation qui se transforme en résistance et en lutte. Les broyeuses à noix de coco babaçu sont organisés politiquement à travers le Mouvement Inter-étatique des Broyeuses de Coco Babaçu do Maranhão, Paré, Piauí et Tocantins (MIQCB), depuis 1990. Ce sont des régions qui concentrent 80% du babaçu du Brésil. Elles luttent principalement pour la régularisation et l’accès au territoire et l’accès aux ressources naturelles, qui constituent la base de soutien des communautés agricoles.






Márcio Vasconcelos (São Luís, Maranhão) est un photographe professionnel autodidacte et indépendant. Depuis plus de vingt ans, il se consacre à la recherche et à la documentation de la culture populaire et religieuse des Afro-descendants au Brésil, en particulier dans l’État du M...
Márcio Vasconcelos (São Luís, Maranhão) est un photographe professionnel autodidacte et indépendant. Depuis plus de vingt ans, il se consacre à la recherche et à la documentation de la culture populaire et religieuse des Afro-descendants au Brésil, en particulier dans l’État du Maranhão. Ses travaux associent la photographie à une vaste recherche anthropologique et sociale, révélant la richesse des traditions et leur rôle dans la mémoire collective.