
Né en 1976 à Manaus, en Amazonie, Rodrigo Braga a déménagé enfant à Recife, où il a obtenu un diplôme en arts plastiques à l’Université Fédérale de Pernambuco (UFPE) en 2002. Il vit entre Rio de Janeiro et Paris. Il expose depuis 1999 et s’est imposé rapidement pour son engagemen...
Né en 1976 à Manaus, en Amazonie, Rodrigo Braga a déménagé enfant à Recife, où il a obtenu un diplôme en arts plastiques à l’Université Fédérale de Pernambuco (UFPE) en 2002. Il vit entre Rio de Janeiro et Paris. Il expose depuis 1999 et s’est imposé rapidement pour son engagement environnemental. Il est lauréat des plus importants prix d’art contemporain au Brésil, tels que le PIPA Prize en 2012 et le Prix MASP des talents émergents du Musée d’art de Sao Paulo en 2013. En 2012, il participe à la 30e Biennale internationale de Sao Paulo et expose l’œuvre Tonus au Cinéma du MoMA PS1 à New York en 2013. En 2016, lauréat du prix Sam Art Project, il est invité au Palais de Tokyo, à Paris, pour réaliser une exposition personnelle. En 2024 le MQ Freiraum Museum, à Vienne en Autriche lui consacre une exposition personnelle, Nullpunkt. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques et privées, notamment au MAM São Paulo, MAM Rio et à la MEP (Maison Européenne de la Photographie, Paris). L’artiste est représenté en France par la galerie Salon H depuis 2020. ©Gérard Feitz
3 œuvres
Fruits d’une immersion dans la nature brésilienne, les créations de Rodrigo Braga témoignent de ses pratiques corporelles : performances, constructions manuelles in situ devient photographies ou vidéos. L’artiste, né en 1976 à Manaus, en Amazonie, propose des allégories visuelles ritualisent ce qu’il manie. Les titres de ses œuvres comme Linceul mutuel (2013) ou Corps dur (2013) résonnent avec ses recherches. Il a superposé un poisson taillé par l’homme à une feuille grignotée par les insectes pour faire allusion aux squelettes contenus l’un dans l’autre et évoqué un organe avec un fragment de roche recouvert de branchages. En 2016, invité par le Palais de Tokyo, il avait investi le bassin de l’esplanade avec une installation monumentale évoquant la mer préhistorique qui recouvrait Paris il y a 45 millions d’années. Par son approche et sa pratique, l’artiste met en exergue les relations conflictuelles entre l’humanité et son usage de la nature. Texte : Laure TROUSSIÈRE pour Libération (6 aout 2025)


