3 œuvresColonisationAmazonieEnvironnement
Dorsal est une série photographique qui propose une allusion à la colonne vertébrale du corps humain en relation à l’image du tronc de l’hévéa, qui garde sur son écorce les marques définitives de l’extraction du caoutchouc. Cet arbre, originaire de l’Amazonie, a été extrêmement exploité pour le caoutchouc, pilier de l’économie brésilienne, entraînant la destruction et l’exploitation du peuple de la forêt amazonienne et de son territoire d’origine. Ces marques, cicatrices gardées pendant de nombreuses années sur le corps de ces arbres ont attiré mon attention comme étant tantôt des marques de l’histoire de l’humanité qui blesse la nature, tantôt des marques du corps humain qui, de nos jours, est de plus en plus endommagé par tous les changements climatiques dans le monde.



2 œuvresAmazonieEnvironnement
Cette série de photos prises avec scanning electron microscope (SEM) examine des échantillons de bois brûlé et de cendres prélevés dans les zones touchées par les incendies et la déforestation en Amazonie en février 2022. L’utilisation de cette technologie permet la matérialisation des dimensions imperceptibles de la matière, en confondant et en tissant des liens entre vie et mort, intérieur et extérieur, suggérant la corrélation cosmologique entre nature et humanité. De cette façon, le projet ouvre un dialogue sur la crise écologique et la destruction de la forêt amazonienne, dans le but de donner vie à la matière morte et créer un système vivant en réponse à la perte de ce territoire.



Bianca Dacosta est diplômée en scénographie de l’Universidade Federal do Rio de Janeiro et a étudié à l’École des Arts Visuels - Parque Lage. En 2020, elle a obtenu son diplôme de master en scénographie à l’École des Arts Décoratifs de Paris, puis elle a obtenu son diplôme au Le...
Bianca Dacosta est diplômée en scénographie de l’Universidade Federal do Rio de Janeiro et a étudié à l’École des Arts Visuels - Parque Lage. En 2020, elle a obtenu son diplôme de master en scénographie à l’École des Arts Décoratifs de Paris, puis elle a obtenu son diplôme au Le Fresnoy Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing. Son travail explore les notions de mémoire et de ressources naturelles dans une perspective politique, post-coloniale et anti-extractiviste. Elle accorde une importance fondamentale à la situation politique, écologique et historique de son pays. De manière plus générale, la perspective de l’effondrement de la civilisation se reflète dans son travail à travers des tentatives de réconciliation avec la nature. Cette recherche se matérialise à travers divers dispositifs, combinant la performance, la photographie, le film, la sculpture et l’installation. En 2024, Bianca est sélectionnée comme artiste résidente à la Bibliothèque nationale de France, à la Mairie du 5e arrondissement de Paris, et en 2026 à Casa da Musica - Portugal. Son travail a été présenté à Bienal de Arquitetura de São Paulo au Brésil, à la Biennale de Photo de Daegu à Corée du Sud, à la Quadriennal of Performance Design and Space à Prague, à l’UNESCO, à l’Espace Frans Krajcberg, au CENTQUATRE et au Carreau du Temple à Paris, ainsi qu’aux Grandes-Serres de Pantin.