
Photographe, directeur de la photographie de cinéma et metteur en scène avec une vaste expérience dans le domaine audiovisuel, Robério Braga réside actuellement à Madrid (Bahia), en Espagne. Il se consacre à la recherche d’histoires de résistance, de préservation culturelle et de...
Photographe, directeur de la photographie de cinéma et metteur en scène avec une vaste expérience dans le domaine audiovisuel, Robério Braga réside actuellement à Madrid (Bahia), en Espagne. Il se consacre à la recherche d’histoires de résistance, de préservation culturelle et de célébration des identités liées au peuple de son pays. Au fil des ans, il a été reconnu au niveau national et international, recevant des prix dans des concours prestigieux tels que LensCulture et le Spider Black & White Award. Ses œuvres font partie de collections de musées et fondations importantes au Brésil et à l’étranger, notamment le Museu da Imagem e do Som (São Paulo), le Museu de Arte Moderna da Bahia, le Museu Dom Luís I (Portugal), le Museu de Arte Contemporânea de Sorocaba (São Paulo), le Museu Afro Brasil (São Paulo) et la Fundación Carmen & Luís Bassat (Barcelone, Espagne). En parallèle de sa carrière photographique, Robério Braga a fondé en 2002 une société de production audiovisuelle à São Paulo, où il a été coproducteur de la première série brésilienne produite par Netflix, 3%. Il a également produit des longs métrages, des courts métrages, des programmes de télévision, des clips musicaux et d’autres formats audiovisuels. Braga a publié deux livres consacrés à son travail photographique grâce à la loi Rouanet de promotion de la culture.
5 œuvresTraditionsArchitectureColonisationCulture afro-brésilienneSpiritualité afro-brésilienne
J’ai choisi de célébrer les cheveux crépus naturels avec une exubérance assumée. Pour cela, je me suis inspiré de la sculpture grecque classique, dont l’harmonie des formes et des proportions incarne un idéal de beauté humaine. J’ai ainsi photographié des modèles noirs en cherchant à leur donner une dimension sculpturale, comme s’ils évoluaient dans une sorte d’Olympe afro. Les photos sont mises en scène dans les églises baroques de ma ville, Salvador, en Bahia. En juxtaposant l’art sacré baroque, icône du colonisateur européen, avec des personnages afrodescendants photographiés de manière aussi opulente et classique, je crée un dialogue qui subvertit la logique colonialiste, donnant naissance à une poétique qui exalte la culture afrodescendante de façon inattendue, respectueuse et belle.




