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Les Caretas do Conde sont une manifestation culturelle de Bahia qui trouve son origine dans les premiers mouvements de libération du pays contre la domination portugaise. Dans de nombreuses villes côtières et dans la région de Recôncavo, des groupes de personnes se déguisaient à l'aide de draps, de feuilles de bananier et de masques artisanaux confectionnés avec divers matériaux, et sortaient la nuit pour effrayer les soldats portugais qui patrouillaient. Ces actions atteignirent leur apogée pendant la lutte armée pour l'indépendance, dont la date la plus marquante fut le 2 juillet 1823. Dès le début du XXe siècle, la tradition des Caretas, qui défilaient les dimanches de juillet, s'est instaurée dans différentes parties de l'État comme symbole de libération et de résistance. Au fil du temps, les costumes ont intégré des éléments de la culture populaire, mêlant tradition et icônes des films d'horreur américains. Aujourd'hui, ces manifestations s'inspirent spontanément d'éléments d'Halloween.







Photographe depuis plus de vingt ans, Ricardo Prado (Bahia) a travaillé dans différents domaines de la photographie professionnelle, tels que la publicité et le photojournalisme. Son travail se concentre cependant principalement sur la photographie documentaire de la culture popu...
Photographe depuis plus de vingt ans, Ricardo Prado (Bahia) a travaillé dans différents domaines de la photographie professionnelle, tels que la publicité et le photojournalisme. Son travail se concentre cependant principalement sur la photographie documentaire de la culture populaire. En 2020, il a été invité à représenter les origines de la musique bahianaise à travers des images qui font désormais partie de la collection permanente du musée Cidade da Música, inauguré en 2021 à Salvador (Bahia). Diplômé en Sciences humaines et sociales, il a publié plusieurs livres de photographies consacrés aux Quilombolas, aux Ternos de Reis, aux pêcheurs de la côte bahianaise et aux Romeiros de Bom Jesus da Lapa. Il développe actuellement des projets visant à documenter les vaqueiros encourados du sertão, présents dans quatre États du nord-est du Brésil, ainsi que l’art des maîtres artisans de tout l’État de Bahia, parmi d’autres projets liés aux religions d’origine africaine. Il a participé à des expositions individuelles et collectives, et ses œuvres font partie de la collection permanente de l’Espace photographique Pierre Verger et du musée Cidade da Música, tous deux situés à Salvador, Bahia.