
Dans les années 1960, Ricardo de Vicq (Rio de Janeiro) étudie la peinture et le dessin auprès de l’artiste visuel Ivan Serpa au Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro. Il débute sa carrière de photographe dans les années 1970, réalisant des portraits d’artistes pour des pochettes ...
Dans les années 1960, Ricardo de Vicq (Rio de Janeiro) étudie la peinture et le dessin auprès de l’artiste visuel Ivan Serpa au Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro. Il débute sa carrière de photographe dans les années 1970, réalisant des portraits d’artistes pour des pochettes de disques, dont certaines deviendront emblématiques de la Bossa Nova. Installé à São Paulo depuis les années 1980, où il a fondé son studio, il s’impose comme l’un des grands noms de la photographie gastronomique au Brésil. Il collabore avec des agences de publicité, de design et des magazines, ainsi qu’à la réalisation de livres culinaires, dont O sabor das estações du chef français Laurent Suaudeau. En publicité, son travail a été primé à de prestigieux concours, parmi lesquels le Festival de Cannes, la Fondation Conrado Wessel, le N.Y. Festival, les London Advertising Awards, les Clio Awards, le Art Directors Club, Graphis Advertising, Graphis Alternative Photography et Avon Colours. Parallèlement à sa carrière commerciale, Ricardo de Vicq développe un travail d’auteur en fine art, présenté dans de nombreuses expositions individuelles et collectives, au Brésil et à l’international (Rio de Janeiro, São Paulo, Paris, Florence, Pistoia, Los Angeles, Vermont, Fort Collins, Greenville, Dayton, Berlin, Trévise, Zagreb). En 1994, il fait la couverture de l’annuaire Graphis Photo, publié par l’éditeur suisse Graphis, aujourd’hui basé à New York. En 2014, il participe à la Biennale d’Arte di Asolo (Trévise). En 2016, il est invité à la Berlin Foto Biennale, puis en 2018 à l’EMOP – Mois européen de la photographie de Berlin, où il présente son exposition individuelle Foto Synthese consacrée à la forêt atlantique. L’exposition est reprise en 2019 à Zagreb, puis en 2022 à Berlin pour sa troisième présentation européenne. Ses photographies des jardins de Roberto Burle Marx ont également été exposées à Paris, au Parc de la Villette, dans le cadre de l’exposition Jardin Planétaire (Paysages de Roberto Burle Marx), à la charnière des années 1999–2000.
20 œuvresPaysagesEnvironnement
Comme il s’agit d’un biome très vulnérable, situé dans les régions les plus peuplées du pays (où se trouve 70% de la population), la forêt atlantique représentée par Ricardo de Vicq présente un contrepoint au documentaire journalistique, qui met en évidence principalement la terre rasée. De manière complémentaire et non exclusive, le photographe expose la richesse qui reste dans ce biome, en proposant une réflexion sur ce qui peut et doit être protégé, éveillant ainsi la conscience du public pour préserver et laisser cet héritage aux générations futures. La conception de ce projet est née des observations et des enregistrements photographiques que Ricardo de Vicq fait périodiquement de la flore brésilienne. Dans sa grande diversité, elle englobe à la fois des plantes natives et celles amenées par des voyageurs d’autres terres, encore à l’époque coloniale, et qui ont finalement rejoint la forêt tropicale de l’Atlantique, résultant en sa multiplicité actuelle d’espèces, de formes et de couleurs. Sans aucune prétention scientifique, l’ensemble d’images qui intègre cette série met en évidence l’univers caché, riche et surprenant qui compose ces forêts. En explorant les textures, les dessins et les motifs variés de la vie qui y grandit et qui y respire, nous nous abandonnons également à la géométrie magnifique et complexe de la nature, révélée par le regard magique de la caméra. Composé de 50 photographies en noir et blanc de la forêt atlantique, Foto Synthese révèle un regard poétique sur les singularités de cette forêt tropicale, qui couvre la côte est, dans les régions nord-est, sud-est et sud du Brésil, s’étendant à 17 états du Brésil.





