
Lara Perl est photographe, éditrice, artiste visuelle et de la parole. Diplômée en Communication et titulaire d’un Master en Arts Visuels de l’Université Fédérale de Bahia, elle a réalisé une partie de ses études à l’Université Carlos III de Madrid. Dans ses projets artistiques, ...
Lara Perl est photographe, éditrice, artiste visuelle et de la parole. Diplômée en Communication et titulaire d’un Master en Arts Visuels de l’Université Fédérale de Bahia, elle a réalisé une partie de ses études à l’Université Carlos III de Madrid. Dans ses projets artistiques, elle explore le livre comme territoire d’invention et lieu d’habitation des archives, en expérimentant des possibilités de montage et de coexistence entre mot et image. En 2016, en partenariat avec le designer Rafa Moo, elle fonde les Éditions Gris, une plateforme indépendante spécialisée dans les livres d’artiste, de photographie et de poésie, avec un accent particulier sur les récits bahianais liés au rêve et à la mémoire. Au sein de Gris, elle a travaillé comme coordinatrice éditoriale et productrice graphique, se spécialisant dans les procédés artisanaux d’impression et de finition. Elle a participé à de nombreuses foires et expositions collectives ces dernières années, telles que le IIe Festival de Photographie du Sertão (Feira de Santana, 2015), Lambes na Laje (São Paulo, 2016), Uncool Artist Residency (New York, 2018), Tokyo Art Book Fair (2019), l’Incubadora de Publicações Gráficas de la RV Cultura e Arte (Salvador, 2020). Elle fait également partie de la collection permanente du Musée Pierre Verger de la Photographie Bahianaise.
15 œuvresEnvironnementVie quotidienne
« Comment respirent les bêtes » est un livre d’artiste composé de photographies imprimées sur papier japonais. L’œuvre a été réalisée en 2020, pendant la pandémie, dans les montagnes de la Chapada Diamantina (Bahia, Brésil), comme un exercice de respiration et d’observation des bêtes et des mouvements de la nature. « Pendant l’isolement, dans la brousse, les montagnes murmurent des images d’air. J’observe les mouvements des lunes et les trous dans les corps des bêtes qui ont dû adapter leur respiration diluée dans l’eau pour occuper d’autres espaces de la terre. Toutes les créatures viennent de l’eau. Un poumon totalement sec suffoquerait. Je pense à des lions, à des acrobaties, à des icebergs et, soudain, à des scorpions géants au fond de la mer ; les premières créatures. J’essaie de respirer. Des volcans entrent en éruption et je veux seulement vivre un jour après l’autre ; cuisiner, lire quelque chose sans importance, écouter les sons autour de moi, sentir le tympan, unique trou qui reste. Un cœur se déplace lentement entre les arbres et, avec lui, un poème ; peut‑être un haïku. Petit son, discret, presque raréfié, qui n’existe que dans la porosité de la page et dans les marges d’une image. »





