
Diplômé en biologie, Adenor Gondim (Ruy Barbosa, Bahia) a choisi la photographie pour gagner sa vie, suivant l’exemple de son père, propriétaire d’un studio photographique. Depuis plus de quarante ans, il consacre son regard à la religiosité et au syncrétisme à Bahia, constituant...
Diplômé en biologie, Adenor Gondim (Ruy Barbosa, Bahia) a choisi la photographie pour gagner sa vie, suivant l’exemple de son père, propriétaire d’un studio photographique. Depuis plus de quarante ans, il consacre son regard à la religiosité et au syncrétisme à Bahia, constituant ainsi l’une des collections photographiques les plus vastes et les plus complètes sur ce thème. Aux côtés de celle de Pierre Verger, sa collection est aujourd’hui une source iconographique essentielle pour comprendre l’histoire de Bahia, ses religions et son peuple. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions au Brésil et à l’étranger. Figure incontournable lorsqu’il s’agit d’évoquer la spiritualité et le syncrétisme religieux au Brésil, Adenor Gondim demeure un témoin majeur de la mémoire et des pratiques culturelles de Bahia.
1 œuvreAnthropologie
Les enfants du peuple autochtone Kiriri, originaires du village de Mirandela, dans la municipalité de Banzaê (Bahia), grandissent imprégnés d'une histoire de lutte et de résistance pour la reconquête et la préservation de leur territoire ancestral. Pendant des décennies, les Kiriri ont subi des expulsions et des conflits fonciers ; ce n'est que dans les années 1990 qu'ils ont obtenu la démarcation officielle du territoire autochtone Kiriri et la reconquête de Mirandela comme leur foyer – une victoire célébrée chaque année par la communauté comme un moment de mémoire et d'identité collective. Dès leur plus jeune âge, les enfants participent aux traditions culturelles, apprenant l'artisanat de la céramique, les danses, la musique et les jeux traditionnels tels que le tir à l'arc et les courses de maracas lors de fêtes qui valorisent le savoir ancestral. Ils pratiquent également une agriculture de subsistance, notamment la culture du manioc, du maïs et d'autres plantes qui relient les nouvelles générations à la terre et aux pratiques durables de leurs ancêtres. Ces expériences renforcent la fierté ethnique, le respect des aînés et la préservation des coutumes qui définissent l'identité Kiriri à Bahia. Chaque portrait présente un visage qui représente la marque et le trait des peuples originaires du Brésil.

4 œuvresAnthropologie
Le pèlerinage de Bom Jesus da Lapa est l'une des manifestations les plus traditionnelles et expressives de la foi religieuse et de la culture populaire au Brésil. Il a lieu chaque année dans la ville de Bom Jesus da Lapa, dans l'État de Bahia. Du 28 juillet au 6 août, il rassemble des centaines de milliers de pèlerins venus de tout le pays pour remercier Dieu de ses bienfaits, renouveler leurs vœux et vivre leur dévotion envers le Seigneur Bom Jesus da Lapa. C'est pourquoi la ville est surnommée la « Capitale bahianaise de la foi ». Cette tradition remonte à plus de trois siècles, lorsque le religieux portugais Francisco de Mendonça Mar découvrit une grotte sur le Morro da Lapa et y établit un sanctuaire, qui est aujourd'hui le cœur des célébrations religieuses. Durant le pèlerinage, des neuvaines, des messes, des processions et des pèlerinages à travers les grottes du sanctuaire sont organisés, ainsi que des moments de prière et d'expression de foi, notamment par le contact avec les ex-voto et des prières ferventes. En 2025, le pèlerinage a été officiellement reconnu comme une manifestation de la culture nationale, renforçant ainsi son importance historique, sociale et spirituelle pour le Brésil.




