
Photographe et enseignant, l’artist se définit comme un vagabond solitaire et considère la photographie comme un prétexte pour rencontrer ou se rapprocher des gens. L’identité, la mémoire, la vérité et les fables sont quelque-unes des questions abordés dans ses oeuvres. Diplômé...
Photographe et enseignant, l’artist se définit comme un vagabond solitaire et considère la photographie comme un prétexte pour rencontrer ou se rapprocher des gens. L’identité, la mémoire, la vérité et les fables sont quelque-unes des questions abordés dans ses oeuvres. Diplômé en architecture en 1983 de la Faculté des arts visuels de l’Université fédéral du Para (UFPA, avec une spécialisation en sémiotique et arts visuels. Master et doctorat en art et technologie de l’Université fédérale du Minas Gerais (UFMG), où il a soutenu, respectivement, la thèse “Entre Lapinha da Serra et Mata Capim : photographie et relations d’échanges symboliques en 2010, et la thèse Residência Sao Jérônimo : entre l’événement, la mémoire et le récit, en 2020. Il est professeur à l’UFPA. La poésie d’Alexandre Sequeira articule des éléments de nature documentaire, de portrait social, tout en constituant un puissant instrument de construction d'identitées et de mémoires personnelles et collectives.
11 œuvresMémoire et histoireViolences sociales
En accord avec les mots de Saramago, Alexandre Sequeira part en voyage sans mesurer les distances, le plaisir du chemin est dans la découverte de la ville, dans le retour à l’endroit, dans les relations affectives qu’il établit au hasard, avec les gens. Des scènes, des images et des histoires sont créées et partagées : c'est le cas de Mocajuba, Lapinha da Serra. La force de la rencontre se situe dans le fil de la mémoire, dans les expériences vécues, dans le prolongement du tendre étreinte qui réaffirme l’estime au corps de l’autre. En 2008, des voyages successifs l’ont conduit à la rencontre des communautés quilombolas et des colonies de petits agriculteurs. Cette fois, la tension rongeait le milieu et le plaçait au centre des tensions et des menaces souvent silencieuses. Mémoires et récits d’actions nocturnes d’effacement, la cruauté tranchante d’éliminer les souvenirs, de retirer les traces des morts, des ancêtres, de la résistance symbolique qui planait sous la terre. L’artiste ne laisse pas impuni ce qu’il entend et voit, avec son image il nous place au centre du feu, dans la situation de risque et nous fait penser aux cimetières qui ont été et sont incendiés dans l’illusion d’exterminer les liens de parenté et d’affection. Le siège de la mémoire laisse les marques de la tombe violée, mais ne parvient pas à enlever la tragique cicatrice qui reste sur le corps vivant qui raconte son histoire.





